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Cloud mining : arnaque ou vrai minage ? Le test en un calcul

Le cloud mining promet de miner du bitcoin sans machine, sans bruit et sans facture d’électricité. Certaines offres sont du vrai minage, d’autres n’en ont que le nom, et un seul calcul suffit pour les trier : ce que rapporte réellement un TH/s en un jour. Voici ce test, deux exemples chiffrés, les signaux d’alerte, ce que dit l’AMF, et les façons honnêtes de tenter sa chance.

Publié le 28 octobre 2026 · par Pixel · 14 min de lecture

En bref

Le cloud mining consiste à louer à distance une part de la puissance de machines qu’une société fait tourner pour vous. Le test : en moyenne, 1 TH/s rapporte environ 0,033 € par jour (réseau au 17 octobre 2026), avant électricité et frais. Un contrat qui verse plus par TH/s ne peut pas payer avec du minage.

Au sommaire 8 parties et une FAQ · 14 min de lecture
  1. Qu’est-ce que le cloud mining ?
  2. Le test : combien rapporte vraiment 1 TH/s par jour ?
  3. Exemple : un contrat fictif passé au test
  4. Les signaux d’alerte d’une arnaque
  5. Le cloud mining peut-il être rentable ?
  6. Cloud mining gratuit : où est le piège ?
  7. Ce que dit l’AMF, et que faire si vous avez déjà payé
  8. Les alternatives honnêtes pour tenter sa chance

1. Qu’est-ce que le cloud mining ?

Le cloud mining, ou minage dans le nuage, consiste à payer une société pour louer une part de la puissance de calcul de ses machines, installées chez elle, en échange des bitcoins que cette puissance est censée produire, moins ses frais. Vous achetez un contrat, par exemple tant de TH/s pendant tant de jours, et la société vous verse chaque jour votre part.

Sur le papier, c’est du minage sans les inconvénients : pas de machine à acheter, pas de bruit, pas de chaleur, pas d’électricité à payer chez vous. Le problème est ailleurs : vous ne voyez jamais les machines. Sauf si le contrat vous laisse choisir le pool Un serveur auquel se connectent les machines. Un pool classique partage les gains, un pool solo non. Solo ou pool ?, vous ne pouvez vérifier ni qu’elles existent, ni qu’elles minent pour vous. Tout repose sur la confiance, et c’est exactement ce qu’exploitent les arnaques.

Deux choses ressemblent au cloud mining sans en être. L’hébergement : vous achetez une vraie machine, avec son numéro de série, qu’un hébergeur fait tourner pour vous. Et la location de puissance sur une place de marché : vous louez quelques heures une machine réelle et vous choisissez vous-même le pool. J’y reviens dans les alternatives, en fin de guide.


2. Le test : combien rapporte vraiment 1 TH/s par jour ?

Le réseau Bitcoin verse chaque jour une somme connue : environ 144 blocs, chacun avec sa récompense et les frais de ses transactions. Cette somme se partage, en moyenne, entre toutes les machines du monde, au prorata de leur puissance. La diviser par la puissance du réseau donne ce que rapporte un TH/s (mille milliards d’essais par seconde) en un jour. Les professionnels appellent ce chiffre le hashprice, un terme lancé en 2019 par Luxor, qui en publie un indice.

Versé par jour 144 blocs × 3,137 BTC ≈ 452 BTC, environ 32,7 millions d’euros
Puissance du réseau environ 1 006 EH/s, soit 1 006 millions de TH/s
Par TH/s et par jour environ 0,033 €, soit 45 sats

La règle : un contrat qui verse plus de 0,033 € par TH/s et par jour (réseau au 17 octobre 2026), avant l’électricité et les frais, ne peut pas payer avec du minage. C’est ce que rapporte en moyenne chaque TH/s, dans la plus grosse ferme comme dans le plus petit Bitaxe. Un contrat honnête verse moins, car le vendeur doit encore payer l’électricité, les machines et sa marge.

Deux nuances, pour être juste. Sur une journée, la chance ou un pic de frais peut faire mieux que la moyenne, mais pas jour après jour, à un montant fixé d’avance. Et le chiffre bouge avec le cours et la difficulté Le nombre d'essais qu'il faut en moyenne pour trouver un bloc. Elle s'ajuste toute seule toutes les deux semaines environ. La difficulté expliquée : il est recalculé ici à chaque ajustement. Compté en bitcoin, il ne dépend pas du cours : environ 45 sats par TH/s et par jour, pratique pour un contrat payé en BTC. Pour un contrat en dollars : environ 0,037 $ par TH/s et par jour, soit environ 37 $ par PH/s, l’unité de l’indice de Luxor.

Le test vaut pour le SHA-256 Le calcul d'empreinte qu'utilise Bitcoin, et donc le minage. Bitcoin Cash utilise le même : les mêmes machines minent l'un ou l'autre., l’algorithme de Bitcoin. Miner du Bitcoin Cash avec les mêmes machines donne un plafond du même ordre : environ 0,033 € par TH/s et par jour hors frais de transaction, d’après mon nœud Un ordinateur qui garde une copie complète de Bitcoin et vérifie chaque bloc lui-même. Installer son nœud au 28 octobre 2026. Pour une crypto à un autre algorithme, l’unité et le chiffre changent, mais la méthode reste la même : le gain promis, divisé par la puissance, comparé à ce que cette puissance rapporte sur son réseau.

Gains moyens bruts, avant électricité et frais, réseau au 17 octobre 2026. Calcul : difficulté du réseau, récompense moyenne par bloc (frais compris) et cours du bitcoin (environ 72 500 €).
Puissance Pour situer Par jour Par mois (30 jours) Par an
1 TH/s un peu moins qu’un Bitaxe Gamma (1,2 TH/s annoncés) 0,033 € 0,98 € 12 €
10 TH/s un Thor P2 (10 TH/s mesurés au wattmètre) 0,33 € 9,76 € 119 €
50 TH/s mes 13 machines sur l’étagère 1,63 € 49 € 594 €
200 TH/s un Antminer S21 (200 TH/s annoncés) 6,51 € 195 € 2 375 €

3. Exemple : un contrat fictif passé au test

Prenons une offre inventée pour l’exemple, sur le modèle de celles qui circulent :

Offre A, fictive
50 TH/s, 30 jours, 500 €

« 3 % de gain garanti par jour, retraits quotidiens »

  1. Le gain promis en euros par jour : 3 % de 500 €, soit 15 €.
  2. Par TH/s : 15 € divisés par 50 TH/s, soit 0,30 € par TH/s et par jour.
  3. Face au plafond : 0,033 € par TH/s et par jour, réseau au 17 octobre 2026. L’offre promet environ 9 fois ce que le minage peut produire, avant même de payer l’électricité.
  4. Ce que feraient vraiment 50 TH/s : environ 1,63 € par jour, soit environ 49 € en 30 jours, avant électricité et frais, pour 500 € versés.

Pour donner l’échelle : 50 TH/s, c’est à peu près la puissance de mes 13 machines sur l’étagère. Elles tirent 500 à 600 W en continu, environ 70 € d’électricité par mois avec mon offre Tempo. Dans un pool classique, cette puissance rapporterait en moyenne environ 49 € par mois ; je mine en solo, et je n’ai encore trouvé aucun bloc. Les 15 € par jour de l’offre, eux, feraient 450 € par mois.

Les 15 € quotidiens ne peuvent donc pas venir du minage. Soit ils sont payés avec l’argent des clients suivants, c’est la définition d’un schéma de Ponzi, qui s’effondre quand les dépôts ralentissent. Soit ils ne sont jamais versés : un solde qui grimpe à l’écran n’est pas un virement. Et si une offre ne donne aucun TH/s, seulement un pourcentage par jour, le test est déjà fait : un vrai contrat de minage se mesure en puissance, et ses gains changent chaque jour avec le réseau. Ils ne peuvent pas être fixés à l’avance.


4. Les signaux d’alerte d’une arnaque

Les noms changent sans arrêt, les mécanismes beaucoup moins. Sans viser aucune société en particulier, voici les schémas qui doivent vous arrêter. Un seul suffit.

  • Un gain fixe ou garanti, en pourcentage par jour ou par mois. Le minage ne peut rien garantir : ce que rapporte une machine change chaque jour avec la difficulté, le cours et les frais. Les « promesses de rendements irréalistes » figurent parmi les signes d’arnaque que cite l’AMF.
  • Des bonus de parrainage sur plusieurs niveaux : une commission sur les dépôts de vos filleuls, puis sur ceux de leurs filleuls. L’AMF a décrit ce mécanisme, des « bonus ou commissions de différents niveaux » pour le recrutement de nouveaux abonnés, et l’a rapproché du marketing multiniveau dans une mise en garde du 2 mars 2023 contre de fausses offres de robots de trading. Quand l’argent vient surtout des nouveaux entrants, la pyramide s’écroule dès qu’ils manquent.
  • Un dépôt exigé pour retirer : « frais de retrait », « taxe », « dépôt de vérification », « activation du compte ». Le FBI décrit exactement ce scénario : au moment de retirer, la victime apprend qu’elle doit d’abord payer des frais ou des taxes. Son conseil : ne payez aucun frais ni aucune taxe supplémentaire pour retirer votre argent.
  • Des retraits bloqués ou repoussés : minimum de retrait qui recule, « maintenance », « audit », compte gelé. Et un premier petit retrait réussi ne prouve rien : dans l’affaire GAW Miners, juste en dessous, des clients ont bien été payés, avec l’argent des ventes à d’autres clients.
  • Aucun pool ni hashrate La puissance de calcul : le nombre d'essais par seconde d'une machine ou de tout le réseau. Plus il est élevé, plus vous jouez de tickets à chaque tirage. vérifiable : pas de nom de pool, pas de nom de worker, pas de tableau de bord ailleurs que sur le site du vendeur. Un compteur de puissance affiché par le vendeur ne prouve rien, puisque c’est lui qui l’affiche.
  • L’urgence et l’opacité : offre « limitée », compte à rebours, société introuvable, contact uniquement par messagerie, dépôts et retraits uniquement en cryptos.

À l’inverse, une offre sérieuse donne une puissance en TH/s, des gains qui varient chaque jour avec le réseau, des frais écrits noir sur blanc et une société identifiable, et elle vous laisse vérifier la puissance sur un pool, au mieux celui de votre choix. Même alors, il reste à faire le calcul de rentabilité, plus bas.

Ces schémas ne sont pas théoriques. En décembre 2015, la SEC, le gendarme boursier américain, a poursuivi GAW Miners et ZenMiner, qui avaient vendu en 2014 environ 20 millions de dollars de contrats de minage dans le cloud, les « Hashlets », à plus de 10 000 clients. Ils étaient présentés comme « toujours rentables » ; selon la SEC, la plupart des clients avaient payé une puissance de calcul qui n’a jamais existé. De 2014 à 2019, le BitClub Network a vendu des parts de prétendus pools de minage en récompensant ceux qui recrutaient de nouveaux investisseurs. Un de ses programmeurs a plaidé coupable en juillet 2020 : il a reconnu avoir gonflé les gains de minage affichés aux clients, à la demande d’un des créateurs, notamment une hausse de 60 % des gains quotidiens affichés, du jour au lendemain, en février 2015. Au moins 722 millions de dollars de bitcoins ont été pris aux investisseurs, selon l’IRS-CI, le service d’enquêtes criminelles du fisc américain.

Pour les autres arnaques crypto, faux support, faux concours ou faux traders : les 5 erreurs à éviter quand on débute.


5. Le cloud mining peut-il être rentable ?

Passer le test ne veut pas dire que le contrat est rentable : cela prouve seulement qu’il n’est pas impossible. Pour une offre qui semble honnête, faites le vrai calcul : la puissance, multipliée par ce que rapporte un TH/s, moins les frais d’électricité et de maintenance, sur toute la durée du contrat, puis comparez au prix payé.

Offre B, fictive
100 TH/s, un an, 1 200 €

Gains variables versés en bitcoin, frais d’électricité et de maintenance de 0,02 € par TH/s et par jour.

Gains bruts sur un an 100 × 0,033 € × 365 ≈ 1 187 €
Frais sur un an 100 × 0,02 € × 365 = 730 €
Reste pour vous ≈ 457 €, pour 1 200 € payés

À réseau constant, ce contrat vous rend environ 457 € pour 1 200 € payés. Pour rentrer dans vos frais, il faudrait que ce que rapporte un TH/s monte d’environ 63 % et y reste toute l’année. Et deux choses peuvent jouer contre vous : si de nouvelles machines arrivent sur le réseau, la difficulté monte et chaque TH/s rapporte moins ; un contrat de plusieurs années traversera aussi le prochain halving La récompense en bitcoins neufs est divisée par deux tous les 210 000 blocs, environ tous les quatre ans. Le dernier, en avril 2024, l'a fait passer à 3,125 BTC., attendu vers 2028, qui divisera par deux la récompense en bitcoins neufs.

Reste une question de bon sens : si un contrat rapportait plus qu’il ne coûte, le vendeur aurait intérêt à garder ses machines pour lui. Un vendeur honnête vend sa puissance à un prix qui couvre ses machines, son électricité et sa marge : vous achetez donc le minage plus cher que lui. Le minage chez soi ne fait pas mieux en moyenne : à 0,20 € le kWh, aucune des machines testées sur ce site ne couvre en ce moment son électricité. Le détail pour une petite machine : combien rapporte un Bitaxe, et pour la question générale : le minage de bitcoin est-il rentable ?

Exemples fictifs, chiffres du réseau au 17 octobre 2026, recalculés à chaque ajustement de la difficulté. Ce n’est pas un conseil en investissement.


6. Cloud mining gratuit : où est le piège ?

Les offres de « cloud mining gratuit » donnent de la puissance à l’inscription et affichent un solde qui grimpe. Passez-les au même test. 100 GH/s offerts, c’est 0,1 TH/s : en moyenne, environ 0,0033 € par jour, soit environ 1,19 € par an. Si l’application affiche beaucoup plus, ce n’est pas du minage. Si elle affiche à peu près ça, il vous faudra des années pour atteindre un minimum de retrait.

Quand il faut acheter un contrat payant, régler des frais d’activation ou parrainer des amis pour enfin retirer, le gratuit n’était qu’un appât : ce sont les signaux d’alerte du dessus, avec un premier pas sans dépense.

Même chose pour les applications qui promettent de miner avec votre téléphone : sans puce de minage, un ASIC Une puce conçue pour une seule tâche. Celles du minage Bitcoin ne savent calculer que des empreintes, mais extrêmement vite., un téléphone ou un PC ne pèse rien face au réseau. Le détail est dans miner du Bitcoin avec un PC ou un téléphone. Et côté objets, les faux mineurs à ESP32 jouent sur la même confusion entre un compteur qui tourne et une vraie chance de gagner.


7. Ce que dit l’AMF, et que faire si vous avez déjà payé

En France, l’AMF publie des listes noires de sites et de sociétés non autorisés, dont une consacrée aux crypto-actifs : 247 sites dans sa version du 8 octobre 2026. Vérifiez le nom de la société et l’adresse exacte du site avant d’envoyer quoi que ce soit. Mais une absence de la liste ne prouve rien : elle « n’a pas vocation à être exhaustive du fait de l’apparition régulière de nouveaux acteurs non autorisés ou frauduleux », précise l’AMF.

Si le site garde vos cryptos ou les échange contre des euros, il fournit des services sur crypto-actifs. Depuis la fin de la période de transition vers le règlement européen MiCA, qui courait jusqu’au 1er juillet 2026, il faut pour cela un agrément dans l’Union européenne, et l’AMF invite à se tourner exclusivement vers les prestataires autorisés, les PSCA. Les listes blanches de l’AMF recensent ceux qui sont autorisés à fournir ces services en France. Un agrément ne rend pas pour autant un placement rentable ni sans risque.

Un doute sur une offre ? AMF Epargne Info Service répond au +33 (0)1 53 45 62 00, du lundi au vendredi de 9 h à 12 h 30 (prix d’un appel local), ou par formulaire en ligne.

Si vous avez déjà payé :

  1. Arrêtez les versements, y compris les « frais » réclamés pour débloquer un retrait.
  2. Gardez les preuves : e-mails, ordres de virement, adresses de dépôt, captures d’écran, contrat.
  3. Portez plainte au commissariat ou à la gendarmerie, ou par courrier au tribunal judiciaire ; une pré-plainte en ligne est possible. L’AMF détaille la marche à suivre dans sa page pour les victimes.
  4. Méfiez-vous des « récupérateurs » : l’AMF ne propose aucun service de récupération de fonds, et met en garde contre de faux avocats qui contactent les victimes contre des honoraires.

Information générale pour la France au 28 octobre 2026, pas un conseil juridique ni financier.


8. Les alternatives honnêtes pour tenter sa chance

Si c’est l’idée de miner sans machine qui vous attire, il en existe une version vérifiable : louer de la puissance sur une place de marché, comme MiningRigRentals, et la pointer vers un pool solo. Vous louez pour quelques heures ou quelques jours une machine réelle, appartenant à un particulier ou à une ferme, et c’est vous qui choisissez le pool : la puissance arrive sur son tableau de bord, en direct, sans rien croire sur parole. Mon guide MiningRigRentals explique la location dans les deux sens.

Ce n’est pas un placement, c’est un ticket de loterie au prix connu d’avance. Louer 100 TH/s pendant 24 heures, c’est environ 1 chance sur 69 900 de trouver un bloc de plus de 220 000 €, soit en moyenne environ 3,25 € (réseau au 17 octobre 2026). Un loueur n’a aucun intérêt à louer moins cher que ce que sa machine rapporterait sur un pool : attendez-vous à payer au moins ça. Vous payez la chance, pas un rendement. Le calculateur de minage solo refait le calcul pour n’importe quelle puissance. Sur FindMyBlock, le pool solo que je gère (0 % de frais, la récompense part directement à votre adresse), la puissance louée se branche sur un port dédié : stratum+tcp://eu.findmyblock.xyz:3336.

L’autre option, c’est un petit mineur chez vous. Un Bitaxe Gamma, environ 60 €, annonce 1,2 TH/s pour 15 à 18 W : en moyenne environ 14 € par an, pour 26 à 32 € d’électricité à 0,20 € le kWh, et environ 1 chance sur 16 000 par an de trouver un bloc en solo. Pas rentable non plus en moyenne, mais honnête : la machine vous appartient, vous voyez chacun de ses shares Un essai assez bon pour être compté par le pool. Il prouve que votre machine travaille, même s'il ne suffit pas à trouver un bloc., et en solo sur un pool non custodial, la récompense arrive directement sur votre adresse. Pour comparer les machines selon votre budget : quel mineur choisir.


Questions fréquentes

Le cloud mining est-il une arnaque ?

Pas toujours, mais certaines offres n’en ont que le nom. Divisez le gain promis par jour par la puissance du contrat en TH/s : au-dessus d’environ 0,033 € par TH/s et par jour (réseau au 17 octobre 2026), le versement ne peut pas venir du minage.

Le cloud mining est-il rentable ?

Le prix d’un contrat honnête couvre les machines, l’électricité et la marge du vendeur : vous payez donc le minage plus cher que lui. Faites le calcul complet, puissance multipliée par le gain par TH/s et par la durée, moins les frais, et comparez au prix du contrat. Dans l’exemple fictif de ce guide, 100 TH/s pendant un an pour 1 200 € rendent environ 457 € à réseau constant.

Existe-t-il du cloud mining gratuit ?

Des offres gratuites existent, mais 100 GH/s offerts rapportent en moyenne environ 1,19 € par an. S’il faut payer, déposer ou parrainer pour pouvoir retirer, le gratuit n’est qu’un appât.

Comment savoir si un site de cloud mining est fiable ?

Faites le test du gain par TH/s, cherchez un pool et une puissance vérifiables ailleurs que sur le site du vendeur, et vérifiez le nom sur les listes noires et blanches de l’AMF. Un gain garanti, du parrainage à étages ou un dépôt exigé pour retirer suffisent à dire non.

Que faire si un site de cloud mining bloque mes retraits ?

Ne payez aucun frais ni aucune taxe pour débloquer votre argent : c’est le conseil du FBI. Gardez les preuves, signalez l’offre à AMF Epargne Info Service (01 53 45 62 00) et portez plainte. Méfiez-vous ensuite de ceux qui proposent de récupérer vos fonds contre paiement.


Sources

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